REFORMES DANS LE SECTEUR DES TRANSITS AU TOGO / PLUS DE 8000 EMPLOIS MENACES

Face aux nouvelles conditionnalités d’obtention de badges d’accès au guichet unique de l'Office togolaise des recettes (OTR) au port pour mener leurs activités, les transitaires ou commissionnaires non agréés en douanes rassemblés sous le Collectif des syndicats des transitaires du Togo ont tenu une assemblée générale d’information suivie de conférence de presse ce mercredi 23 décembre 2015 à Lomé. Selon ces nouvelles dispositions qui entreront en vigueur le 4 janvier prochain, les déclarants en douane non agréés n’auront plus accès à l’enceinte du port étant donné que cet accès est subordonné à la présentation d’un badge.



Pour l’heure, et selon Aziawor Yawo, porte-parole du collectif, ne peuvent obtenir les badges que les sociétés agréées, mais aussi que chaque société ne peut se faire délivrer que 10 badges au maximum. De plus, l’agrément étant conditionné par le payement d’une somme de 25 millions de F Cfa par demandeur, il parait quasiment impossible pour ces déclarants en douanes de se l’offrir.


Une façon de renvoyer au chômage de plus 8000 personnes intervenant dans ce domaine. Une situation que dénonce le Collectif qui a entrepris depuis septembre 2015 des démarches sans suite auprès des responsables de l’Office togolaise des recettes (OTR).


Après avoir commandité des enquêtes sur les pratiques dans les parts des pays voisins (Bénin et Ghana), les déclarants en douanes ont formulé des propositions à l’endroit de l’OTR. Ces propositions visent la mise en place d’un véritable guichet unique à l’instar de ces pays afin de faciliter les opérations à tous les acteurs en toute quiétude d’une part et l’instauration des badges d’accès anonymes à l’entrée des service concernés afin que leur obtention soit subordonnée à la présentation d’une pièce d’identité avec la mention de transitaire ou de déclarant en douane d’autre part.


Avec la mobilisation de ce jour, le Collectif lance un ultime appel à l’endroit des autorités togolaises et se réserve le droit d’user de tous les moyens syndicaux légaux que leur confère la législation togolaise pour se faire entendre.


Ils ont été soutenu lors de cette rencontre par Emmanuel Agbénou, secrétaire général de la FESYTRAT et coordonnateur national de ITF Togo qui les rassuré du soutien des Confédérations syndicales du Togo et de l’ITF.

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